L'occasion pour moi de dégainer un avis rendu sur GK le 19 février 2021. Le jeu n'est maintenant plus disponible que sur Apple Arcade dans une version quelque peu modifiée.

"Étant donné que j’ai eu la surprise d’obtenir, il y a quelques jours, toutes les coupes dans Pocket Card Jockey (eShop 3DS, 6,99 euros hors promo) après, quoi, plus de 70 heures de jeu et de longues périodes de pause, il doit me rester de quoi vous en rendre un avis pertinent. Pocket Card Jockey fait partie de ces respirations que s’autorise Game Freak entre deux Pokémon canoniques. Fusion entre le solitaire et les courses hippiques, il vous fait incarner un jockey aux débuts compliqués et dont on décide pour commencer du cheval qu’il chevauchera.
Le but sera de remporter et d’enchaîner des courses via des victoires au solitaire. Débutons par l’ouverture de la course : pour s’assurer le meilleur départ possible, il faut débusquer la carte possédant le plus de points, et pour ce faire, s’adonner à une rapide partie de solitaire et ainsi libérer l’accès à une carte à points. Mais attention, première subtilité : si vous tardez à choisir votre carte parce que vous attendez de trouver la plus forte, vous prenez le risque d’être à la traîne. Une fois le choix fait, vous gagnez un certain montant d’énergie.

La course commence alors et votre dada vient automatiquement se placer dans ce qu’on appelle la « zone de confort », et dans le meilleur des cas, celle de niveau 3. Se trouver dans une zone de confort, de quelque niveau que ce soit, fait grimper le niveau d’énergie, et au niveau 3, le gain est plus rapide. Au bout de quelques secondes, la première vraie partie de solitaire commence, et vous allez alors logiquement devoir vous débarrasser de toutes vos cartes. En cas de réussite, le moral de votre monture sera rehaussé si besoin et vous ne perdrez pas de cartes de vitalité. Des cartes dont nous pourrons avoir besoin plus loin. Et s’il vous reste des cartes, le cheval s’en plaindra. Le pire étant de le mettre en furie, un état le rendant incontrôlable et le faisant quitter la zone de confort tout en perdant de la vitalité. Le mauvais karma quoi.
Entre les phases de solitaire, il faudra faire atteindre à bien positionner votre cheval, surtout pendant les virages à ne pas prendre à l’extérieur sous peine d’avoir des parties de solitaires plus dures. Dans la dernière ligne droite, l’énergie de votre cheval sera convertie en enthousiasme, un indicateur sur 100 de ce que donnera votre monture sur les ultimes mètres. Les cartes de vitalité pourront alors être utilisées pour donner, littéralement, des coups de fouet au dada. Parfois, ça ne sera pas utile de recourir à ces actions tant l’adversité pourra se montrer imbattable par moments. Surtout que, jusqu’à ce que votre cheval ait quatre ans, il gagnera de l’expérience. Par les cartes de vitalité qui n’auront pas été utilisées, et aussi les cartes d’expérience et de compétence à ramasser sur le parcours. L’expérience amassée fera augmenter la vitesse et l’endurance du cheval, et jusqu’à deux compétences pourront être débloquées. Les plus utiles, probablement celles permettant d’augmenter la pioche et de stopper le temps durant les parties de solitaire. Des parties qui pourront également être polluées par des cartes… « pollution » si jamais si vous ne pouvez faire autrement que de les ramasser. Parce que oui, vous pourrez vous faire bousculer par les concurrents, lesquels se révèleront bien utiles si, par exemple, votre cheval dispose de la compétence lui faisant gagner rapidement de l’énergie quand il se trouve juste derrière ou devant un adversaire.

Parmi les autres caractéristiques du jeu, quand vous vous débarrassez de toutes vos cartes en zone de confort niveau 3, vous passez en état « Super-Unity » qui vous rend invincible et fait valdinguer tous les concurrents venant à votre contact. Si vous échouez à terminer en première place, vous obtiendrez la plupart du temps des indications sur la ou les raisons de votre contreperformance. J’avoue cependant n’avoir pas bien réussi à exploiter la position favorite du cheval (sur quatre axes, indication figurant à droite de l’âge sur la première capture).
Mon ressenti maintenant : Pocket Card Jockey se picore avec un réel plaisir, ne serait-ce que pour tenter un solitaire parfait à chaque partie. Quand les échecs s’enchaînent (au bout de trois consécutifs quand votre cheval a atteint sa maturité, il est renvoyé à l’écurie, attention), on s’intéresse de plus près à ce qu’on pouvait d’abord considérer comme des à-côtés. Comme par exemple aller systématiquement ramasser les cartes d’expérience, quitte à les récupérer sur des zones compliquées. Une boutique itinérante permettra de faire des emplettes pour vous faciliter la vie, à moins que vous ne préfériez utiliser votre argent durement gagné pour des chances de récupérer des pièces de puzzle. Et j’allais oublier la possibilité de mettre en couple des chevaux pour donner des assoc… des bébés potentiellement plus forts encore.
Avec une profondeur plus affirmée qu’il ne pouvait y paraître à la base, des dialogues amusants et percutants (en anglais), d’excellentes musiques et un gameplay (uniquement au stylet) diablement efficace, Pocket Card Jockey fait clairement partie de mes valeurs sûres sur 3DS. Une démo est disponible pour info."