Je vais vous faire profiter d’une petite compilation de jeu à base de plateforme. Ce ne sera pas aussi étoffé que d’habitude par contre, les jeux ne le méritent pas vraiment. Pour ceux qui ont déjà lu la chose ailleurs, sachez que c’est des versions directors cut. 😎
On commence par Wavetale, le WindWaker indie.
Les notes sont une fraude, je ne vois pas d’autre explication. Les contrôles de surf sur l’eau sont cool mais c’est à peu près tout. Ha si, y a aussi le français proposé dans les sous-titres et en audio pour ceux que ça intéresse.
Les combats monotouches sont nazissimes, les impacts inexistants n’aidant pas à s’impliquer face à un bestiaire très peu varié.
La plateforme est imprécise, à cause du comportement flottant de notre personnage, de hitbox très aléatoires des corniches et de bugs de collisions.
Le téléguidage qu’offre notre grappin n’apporte concrètement rien à ces phases.
L’automatisation de la caméra est désastreuse et empêche le joueur de la placer à son gout plus de quelques secondes. Le moindre saut la dirige vers le bas, le moindre ennemi l’attire à lui et j’en passe.
Les objectifs sont simplissimes et les quêtes secondaires une ode à un fedex désuet.
Le soit disant journal intime ”trop bien” a une qualité d’écriture fort médiocre.
L’histoire n’a aucun intérêt, en grande partie parce que les dialogues sont trop expéditifs et superficiels.
Le portage Switch a un popup très visible, de l’aliasing partout et rame même sur Switch 2.
Du coup, à part l’eau, il n’y a pas vraiment de point commun avec Zelda. Zéro donjon, des énigmes au ras du sol, pas de vent insupportable, pas de pêche, des pnjs sans aucun relief... Finalement, ses 4 ou 5 heures de durée de vie, c’est limite une force tant la libération est grande. 🤭
Koa and the Five Pirates of Mara est un plateformer en 3D dans la lignée d’un Mario 3D World. La comparaison s’arrête là cependant.
Si le trailer vous parle, alors le jeu peut vous satisfaire. Autrement malheureusement, vous pouvez faire demi-tour vu qu’il montre l’écrasante majorité de ses idées de gameplay et de level design. Le classicisme de la proposition est flagrant, de même que sa facilité. Le jeu est simplissime, je pèse mes mots, même s’il tente d'avoir un deuxième niveau de lecture orientée speedrun. Ce qui ne marche pas trop mal en pratique.
Le seul souci que j’ai avec ça, c'est que la précision des hitbox n’est pas optimale et que les développeurs font parfois n’importe quoi avec la caméra. Il est de notoriété publique qu’il n’est déjà pas toujours évident de se situer avec ce genre de perspective, ça l'est encore plus quand des travelings ou des rotations s’immisce dans l’affaire.
Dernier point que j’ai trouvé un peu raté, c’est le focus sur l’histoire. L’ambiance colorée est cool mais quand on tient un prétexte aussi fin, je pense que le mieux est de limiter la narration pour ne pas briser le rythme.
Entre plateforme classique, course et phases de type runner, la variété est relativement présente. Koa pourra aussi traverser des niveaux aquatiques un peu moins heureux, ainsi que s’adonner à un mauvais mini-jeu de pince de foire qui tombe sans discontinuer tout en évitant quelques obstacles. Je note cependant une idée que j’aimerai revoir plus souvent : le jeu ne propose pas d'ennemis à combattre, juste du parcours. Et mine de rien, c’est agréable de ne pas avoir un bestiaire inutile.
Les complétionistes seront peut-être content d’apprendre que chaque niveau propose trois gros collectibles à dénicher, les milliers d’autres servant de monnaie, et octroie des médailles aux plus rapides. L’argent ne sert qu'à débloquer des skins et quelques capacités dispensables pour le bateau d’un hub plutôt... dispensable dirons-nous poliment. Le ld n’a rien de renversant et les objets secrets ne sont cachés si efficacement que cela, mais le tout tient la route durant les 4 ou 5h que dure l’aventure.
À très bas prix, je ne doute pas que Koa and the Five Pirates of Mara puisse satisfaire quelques néophytes du genre. Pour les fans de jeux de plateforme, ça me paraît plus délicat.
Après Koa and the Five Pirates, j’avais envie de rester dans le plateformer 3D moderne et, ne tournons autour du pot : Mail Mole m’a frappé par sa ressemblance. À tel point que refaire un retour complet n’aurait aucun sens. Ce qui suit est donc plus proche d’un état des lieux à propos de deux jeux différents… mais interchangeables.
Le feeling global du maniement est le même, la technique pour accélérer est la même, il n’y a toujours pas d'ennemis, c'est le même type d'épreuves (course, runner, plateforme classique) et de collectibles à choper (trois trucs mal cachés alors que le milliard de merdouille sert d'argent)... Même les idées de map design, la manière de nous prévenir des nouveaux trucs débloqués ou la fin sont les mêmes !
Si je veux être parfaitement juste, la narration est plus discrète. La difficulté est plus importante également, notamment sur le dernier tiers ainsi qu’en endgame. Pour rester sur les différences, les animations "inutiles" sont moins présentes et le hub se veut plus petit, plus utilitaire, le jeu fait donc un peu plus fauché de facto. Et un dernier point, qui concerne plus un ressenti, ma suspension d’incrédulité a été mise à plus rude épreuve, avec des obstacles qui n’ont aucune chance d’atteindre sous terre mais qui le feront quand même pour les bienfaits du gameplay.
Mais malgré tout, il est troublant d'enchaîner deux jeux différents aussi similaire. J'hésitais à finir ce Mail Mole mais j'ai fini par le faire. On reste sur le même niveau de qualité, soit un jeu de plateforme classique de chez classique, mais bon... la durée de vie du titre se situe entre 3 et 4h, ce qui aide grandement.
Les dlcs gratuits ne m'intéressent pas donc je n'ai pas vraiment d'avis dessus. J'ai essayé le niveau d'un par curiosité, le premier sorti, c'était des micros salles qu'il fallait torcher en moins de 15 secondes. Et j'ai décidé que ce serait suffisant. 😅
Bientôt sur vos écrans, Ruffy and the Riverside et Tokyo Mirage Sessions version Switch. 😎