
Anno Mutationem est magnifique. Voila, j’évoque rarement les choses qui se voient tout de suite sur de bêtes images mais sur ce coup, je pense que son mélange 2D/3D mérite bien d’apparaitre dans cette introduction que je ne sais comment commencer. Et avec un peu de chance, ça donnera envie de lire la suite. 😏
Avant d’attaquer le vif du sujet, j’en profite aussi pour préciser trois autres points :
- les performances sont très erratiques. Bien que rarement handicapante, il est à noter que c’est moins le cas en portable -où le jeu s’en sort honorablement-, qu’en docké.
- les sous-titres français sont disponibles mais la traduction est tellement approximative que je conseil de passer le jeu en anglais tout de suite.
- une démo est disponible. Elle ne vas pas très loin compte tenu de la quizaine d’heures que tient l’aventure mais elle est représentative du produit final
Voila, maintenant qu’il ne reste que les gens de bonne compagnie, allons-y franchement. Ann Flores est une femme de terrain atteinte d’une maladie étrange, l’enteglitruc... ce nom barbare cache un des mystère de l’histoire, puisque le frère de Madame a disparu afin de lui trouver un remède. Et au sein de ce monde cyberpunk, où la populace est aussi contaminée par l’avarice que par un virus mécanisant toute forme de vie, la tâche ne sera pas aisée. Et nous, dame façonné par des temps moderne, on s’en va donc chercher et suivre ce frangin n’hésitant pas à braver tout les dangers sur la base de simples rumeurs.
Pour se faire, un monde segmenté tout en 3D s’offre à nous. C’est ici, sans surprise, que l’on mènera l’enquête et que l’on fera avancer l’histoire en causant à tout ce qui bouge. Les quêtes secondaires sont peu nombreuses donc le rythme ne sera haché que par la volonté du joueur de fouiller les poubelles (de vraies usines à loot ici) et de s’immerger dans le lore. Beaucoup d’à coté semble disponible mais en dehors du craft tout automatisé d'armes, de la récupération de chat cybernétique -pour acheter quelques skins supplémentaire de tenues ou de voitures- ainsi qu’un mini-jeu de Barmaid, Anno Mutationem se concentre sur l’essentiel. Et c’est bien gentil mais quand on parle de danger dans un jeu vidéo, on pense aussi au moyen de le mettre en boite.

Qu’à cela ne tienne, les sprites 2D vont se retrouver dans leurs éléments puisque le cassage de dents se déroule au format horizontal, sur un plan unique. Ces phases mix plateforme et btu sans complexe, avec donc ce que cela amène naturellement en terme de variété et ce, malgré un level design assez classique. Question baston, le jeu s’en tire plutôt bien sur la majorité de ce qu’il propose : le retour des pattates est bon, les ennemis n’abusent pas de leurs frames d’invincibilités, les 3 types d’armes suffisent à varier correctement les styles et j’en passe. Le système penche du coté de la modernité avec des points de compétences à dépenser dans deux arbres (l’un est, grosso modo, dépendant des boss et des quêtes secondaires). Il y a bien évidement les classiques esquives, parades parfaites pour agrémenter le tout. Inutile de faire tourner autour du pot : ça répond bien, ce n'est pas faussement complexe, c'est suffisement varié... Bref, c'est réussi.
En comparaison, faut avouer que les moments de plateforme restent plutôt gentilet. Ils s'étoffent bien légèrement avec des mouvements qui se débloquent au fil de l'aventure et quelques énigmes glissées ici et là, reste qu'Il n'y a rien de mémorable la-dedans. Après attention, le tout fonctionne bien et se joue sans déplaisir, d'autant plus que tout est savement mélangé.
Et c'est d'ailleurs dans son mélange des genres que brille Anno Mutationem. Comme souvent, c'est la somme des parties et leurs imbrications qui accrocheront ou non le joueur dans l'histoire fort sympathique de Mde Flores. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié la construction linéaire des niveaux : on peut revenir sur ses pas si le besoin s'en fait sentir, notamment via les raccourcis pour choper ce foutu coffre aperçu mais oublié/raté scrogneuneu s'pas juste !, mais les allers-retours obligatoire sont peu nombreux et ne concernent pratiquement que des quêtes secondaires dispensables. De mon point de vue, le jeu pêche principalement par son portage aux performances plus que perfectible et sa traduction calamiteuse. Pour le reste, l'efficacité d'une proposition qui se veut dense, sans forcer sur les a-cotés, force mon respect. Et ma foi, pour les explorateurs en herbe, l'ambiance générale sait rendre les coups aveec ces petites brochures de journaux, ses fausses pubs bourrées de références ou son ost plutôt engageante. Pour un jeu que je n'ai voulu découvrir que pour sa bouille, ce fut une sacré pioche.






